Qui êtes-vous, Gabrielle ?
Une femme passionnée de couture au départ, qui a acquis une qualification dans ce savoir-faire.
Ma vie professionnelle a bifurqué vers les soins aux malades. Les hasards de la vie sont parfois imprévisibles !
Mais je suis revenue à mes premières amours avec une découverte passionnée de la broderie. À la retraite, je me suis lancée dans l'informatique ; ce n'était pas évident !
Depuis plusieurs années, je me sers de l'ordinateur comme d'un outil pour mieux broder. C'était un défi passionnant ! Et ça marche ! Pendant que je brode, Pierre, mon mari, qui a appris de son père à tresser l'osier, crée pour la famille et ses amis des paniers , panières et autres maies en châtaignier et osier, à la mode de chez nous !
Où vivez-vous ?
En Haute Bretagne, dans le « pays gallo » à proximité d'une capitale régionale, Rennes.
Dans le calme de la campagne, à quelques encablures d'une petite commune de caractère :
Guichen.
Tout près coule la Vilaine étranglée dans un haut "boël", la Visnonia qui n'a rien de vilain puisque son nom est composé de « vis », la vallée creuse, et du suffixe onna =rivière. Le premier 'N' de 'vinonia' est devenu 'L' par dissimilation.
- et c'est bien un boël - un boyau - que la rivière a creusé avec une incroyable ténacité - un défilé de schiste et de grès, au sortir du vaste bassin de
Rennes.
Ma maison, au milieu des champs et des prés, est perchée non loin du Boël, sur les hauteurs qui encerclent le bassin de Rennes.
On fait quelques centaines de mètres, et on peut voir à l'orée des bois noirs des biches farouches et inquiètes.
Que faites-vous ?
L'une de mes sources d'inspiration est la culture bretonne.

« Où apparaît mieux encore la fantaisie cornouaillaise, c'est dans les costumes éclatants et d'une diversité telle que jamais aucun pays de France n'en sut présenter de pareille.
Par là se manifeste chez la paysanne le sentiment inné de la couleur et le goût naturel qui la porte à emprunter au cadre de mer, de bois ou de landes qui l'enveloppe, les principes de son élégance. »
François Ménez, romancier breton.
J'aime moi aussi les formes hardies et franches, et les couleurs vives, fraîches et naïves qui viennent naturellement sous la main des artistes de notre Bretagne.
Toute notre culture populaire est imprégnée de ce graphisme coloré ; regardez les costumes traditionnels bretons si bien mis en scène sur les faïences de Quimper, les très fameuses HB Henriot et leurs cousines germaines.
Je m'en suis inspirée, avec leur aimable permission.
Mise à jour le 20 janvier 2006